Question d’actualité au Gouvernement

Merci Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mes Chers Collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, et porte sur les conséquences des dramatiques intempéries qui ont frappé les Alpes-Maritimes faisant 21 morts et de très lourds dégâts.

Je veux en premier lieu exprimer ma tristesse et toute ma compassion à l’égard des familles des victimes et tout mon soutien à l’égard des milliers de sinistrés.
Je tiens à saluer la mobilisation des services de secours évitant ainsi que le bilan ne soit plus lourd.

Monsieur le Ministre,
Le Président de la République et vous-même êtes venus constater le désastre humain et matériel. L’état de catastrophe naturelle a été annoncé par le Président de la République mais les exemples passés de la Faute-sur-Mer ou de Draguignan montrent que les procédures sont lentes et que seul l’Etat a la main pour venir en aide aux élus locaux en publiant rapidement les arrêtés interministériels et en mettant tout en œuvre pour que la mobilisation des experts et des assureurs soit totale.
Monsieur le Ministre, les communes des Alpes-Maritimes pourront-elles compter sur la parole de l’Etat et sur sa réactivité à mobiliser le fonds de soutien aux collectivités ?

Face à de tels drames, aucune question tabou ne doit être éludée :
1) Quand l’Etat mettra-t-il en œuvre une vraie politique de prévention des inondations ?
La facture du déluge qui s’est abattu sur la Côte d’Azur pourrait atteindre 500 millions d’euros or le budget annuel consacré à la prévention des crues ne dépasse pas 300 millions d’euros.

2) Quand les pouvoir publics arrêteront-ils leurs discours schizophrènes qui consistent à dire tout et son contraire : dénoncer les ravages de la bétonisation tout en exigeant des communes qu’elles construisent toujours plus au péril de la vie des administrés ?

Les élus locaux ne cessent de subir la pression de construire de l’Etat : durcissement de la loi SRU, loi ALUR avec la préemption des terrains, surtaxe foncière pour les terrains constructibles mais non bâtis.

Il est temps Monsieur le Ministre de mettre un terme à l’application uniforme de telles lois et de tenir compte des spécificités de nos territoires.

Il est temps que les exigences de développement de l’habitat soient concertées avec les élus locaux et non plus imposées de manière idéologique par l’Etat.